Bio norman lancelot photographe

J’ai commencé la photo après avoir passé une BTS audiovisuel en 2006, l’idée d’être indépendant, ne pas dépendre d’une équipe de tournage et de voyager afin de réaliser mes projets m’intéressaient finalement beaucoup plus que devenir technicien intermittent.

J’ai travaillé pour des studios et créé ma boite « Image Nomade » avec laquelle j’effectuais des photos d’activités sportives que je proposais ensuite à la vente dans ma petite fourgonnette.

J’ai beaucoup voyagé, passant tout mon argent dans mes billets d’avion. J’ai ainsi appris l’école de la vie. Celle où on rencontre la réalité. Celle que l’on n’apprend pas à l’école. Celle qui fait sourire et fait rêver, mais celle qui fait pleurer et crier aussi.

La route forge, elle donne le pouvoir d’être objectif et non plus pantin d’un système télévisuel et éducatif.

La bohême est comme le vent, il peut nous faire avancer mais aussi nous freiner. Il rafraîchit, il gêle, il énerve, il nous fait prendre une direction.

Pendant 10 ans j’ai voyagé une partie de l’année, essentiellement en Amérique Latine où j’ai appris le Castillan et le Portugais.

C’est pendant ces 10 ans que j’ai pu accumuler diverses photographies plus ou moins bonnes. Ma démarche est de ne pas me soucier forcement de la qualité visuelle, mais juste de l’instant.

Je n’ai jamais dépensé mon argent afin d’acheter le dernier modèle de boitier ou encore des objectifs hors de prix. Je m’étonne de voir certains photographes se ruiner chaque année afin d’être à la pointe d’une nouvelle technologie.

Pour moi, ils oublient l’essentiel, le fait de pouvoir faire une belle photo avec un Kodak jetable, un sténopé ou encore une camera obscura.

Le plus important c’est l’image, le cadre, le regard. Le reste c’est du superflu.

Je me suis fais voler un nombre presque incalculable de fois mon matériel photo et mes photos, me forçant à chaque fois à recommencer de petits boulots de saison pour me repayer un matériel d’occasion toujours moins performant que l’ancien, mais cela ne ma jamais empêcher de prendre une photo.

Si la photo est pixélisée, flou, ou sombre, c’est dommage, mais c’est ainsi, la lumière a quand même fait son travail de sculpture, c’est ce que l’on demande à la photo non ? La sculpture sur lumière en un 1/125s.

J’ai utilisé le pseudo « Chepan » lors de mon expo à « Paris photo » au carrousel du Louvre. L’idée qu’un photographe doit se pencher sur les choses (Chepan-penché) en verlan, mais aussi rester enfant (Pan de Peter Pan) tout en étant réac (Che de Che Guevara)

Finalement on fait de la photo pour quoi ? Par passion, mais aussi pour montrer ce que l’on voit. Ce que l’on voit est personnel, c’est imparfait, on peut voir une chose du coin de l’œil, de manière assez flou, mais cela à de l’importance. Je ne veux pas rentrer dans le système où la photographie devient comme le reste, « Parfait », uniforme, sans défaut, comme Ken et Barbie, comme le vin, comme la mode, comme le monde dans lequel on vit. La photographie est un art, il ne doit pas être lisse, il doit avoir des boutons, du grain, des imperfections, du caractère, bref une photo doit vivre.

 

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